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MISE EN OEUVRE DU RÉGIME D'INTRODUCTION GAPS

régime d'introduction

Il faut généralement de 3 à 6 semaines aux patients pour franchir les six étapes de l'Intro, mais ce processus est très individuel.Certains patients peuvent être en mesure de suivre le régime Introduction plus rapidement, en écoutant leur corps et en observant les réactions négatives.

régime d'introduction GAPS en 6 etapes

Il est conseillé à la plupart des patients GAPS de suivre le régime d'introduction avant d'aborder le régime GAPS global. Votre patient pourra aborder le protocole à son propre rythme selon l'intensité de ses symptômes. Par exemple, il pourra suivre la première étape en un jour ou deux, mais prendre plus de temps pour la deuxième étape.
Le régime d'introduction est indispensable pour les patients souffrant de symptômes digestifs graves tels que diarrhées, douleurs abdominales, flatulences, certains cas de constipation, etc. Il permet d'atténuer rapidement ces symptômes et d'amorcer le processus de guérison du système digestif. Même chez une personne en bonne santé, adulte ou enfant, quelques jours du régime d'introduction permettent de venir rapidement et définitivement à bout des problèmes de "gastro" et autres diarrhées sans le moindre médicament.

Pour les cas de constipation chronique, il faut introduire les jus de fruits fraîchement pressés plus tôt dans le régime; dès l'étape 2 commencez par du jus de carotte au petit déjeuner et prenez en même temps de l'huile de foie de morue. Le jus stimule en effet la production de bile, souvent insuffisante chez les personnes souffrant de constipation persistante. Lorsque la production de bile est insuffisante, les matières grasses des aliments sont mal digérées ; elles réagissent avec les sels biliaires et forment dans l'intestin un fécalome, source de constipation.

Les patients souffrant d'allergies et d'intolérances alimentaires doivent suivre également le régime d'introduction afin d'améliorer leur paroi intestinale. La raison des allergies et des intolérances alimentaires est ce qu'on appelle un "intestin qui fuit", autrement dit, un intestin dont la muqueuse est endommagée par un microbiote anormal. Les aliments n'ont pas le temps d'être digérés correctement qu'ils sont absorbés par cette paroi endommagée et provoquent une réaction du système immunitaire. On pourra essayer d'identifier les aliments non tolérés, mais c'est souvent l'ensemble des aliments qui est mal digéré, avec à la clé une réaction immédiate ou différée (un jour, plusieurs jours, voire plusieurs semaines plus tard). Comme ces réactions se chevauchent, il est bien malaisé de savoir exactement à quoi correspond telle réaction observée un jour donné.

Les tests d'allergie alimentaire sont notoirement peu fiables: si l'on disposait de suffisamment de ressources pour effectuer des tests deux fois par jour pendant deux semaines, on constaterait qu'on est "allergique" à tout ce que l'on mange.

Tant que la paroi intestinale est endommagée, vous pouvez éliminer les aliments les uns après les autres sans le moindre résultat. Selon l’expérience clinique du Dr Campbell, le plus efficace consiste à restaurer la paroi intestinale en suivant le régime d'introduction. Une fois la paroi intestinale guérie, les aliments seront correctement digérés avant d'être absorbés, ce qui mettra fin à la plupart des allergies et intolérances alimentaires.

Les patients ne souffrant pas de problèmes digestifs et intolérances alimentaires prononcés peuvent rapidement passer à l'étape suivante. Ne cédez pas toutefois à la tentation de sauter le régime d'introduction pour passer directement au régime GAPS global, car c'est précisément le régime d'introduction qui optimisera les chances de guérison des intestins et du reste de l'organisme. De nombreux patients ayant omis le régime d'introduction ont souffert des problèmes récurrents, difficiles à traiter. Si toutefois vous décidiez de commencer directement par le régime GAPS global, gardez à l'esprit qu'environ 85 % de tout ce que votre patient mange quotidiennement doit être composé de viande, de poisson, d'œufs, de produits laitiers fermentés et de légumes (certains bien cuits, d'autres fermentés, et d'autres crus). Pains, pâtisseries (faits avec de la farine d’oléagineux) et fruits doivent être exclus du régime pendant quelques semaines, puis se limiter à des collations entre les repas et ne doivent pas remplacer les repas principaux. Bouillons de viande, soupes, ragoûts maison et graisses naturelles sont indispensables - ils constitueront la base de l'alimentation du patient.

Commencez la journée par un verre d'eau pure (il peut être nécessaire de la filtrer) non gazeuse accompagné d'un probiotique. Assurez-vous que l'eau est chaude ou à température ambiante, et non froide, car le froid aggrave la situation.

Seuls les aliments énumérés dans les différentes étapes sont autorisés : le patient ne doit rien consommer d'autre. Dès l'étape 1, les symptômes les plus aigus de douleurs abdominales, de diarrhée et de constipation disparaîtront rapidement. Si la diarrhée, les douleurs abdominales ou la constipation reviennent lors de l'introduction d'un nouvel aliment, c'est que le patient n'est pas prêt. Attendez une semaine avant de faire une nouvelle tentative.

Si vous suspectez une véritable allergie (potentiellement dangereuse) envers un aliment particulier, réalisez le test de sensibilité avant de l'introduire. Pour cela, prenez une goutte de l'aliment en question (s'il s'agit d'un aliment solide, écrasez-le et mélangez-le avec un peu d'eau), et déposez-le à l'intérieur du poignet du patient à l'heure du coucher. Laissez la goutte sécher avant que votre patient s'endorme et vérifiez la peau le matin: en présence d'une rougeur témoignant d'une réaction, évitez cet aliment pendant quelques semaines avant d'effectuer une nouvelle tentative. En l'absence de réaction, introduisez graduellement l'aliment en commençant par une petite quantité.

Etape 1

Bouillons maison de viande ou de poisson

Les bouillons de viande et de poisson apportent à l'organisme les nutriments nécessaires à une croissance rapide des cellules de la paroi intestinale et ont un effet apaisant sur les zones d'inflammation des intestins. Ils facilitent la digestion et constituent depuis des siècles un remède de bonne femme pour soigner le système digestif.

N'utilisez pas les bouillons cubes et autres soupes en poudre, industriels et bourrés d'ingrédients nocifs. Les bouillons de poule, particulièrement doux pour l'estomac, sont parfaits pour démarrer.

Pour faire un bon bouillon de viande, il faut des jarrets, des os, un morceau de carcasse, un poulet entier, des abats de poulet, d'oie ou de canard, des pigeons entiers, des faisans ou d'autres viandes peu coûteuses. Il est indispensable d'utiliser les os et les articulations, beaucoup plus riches en nutriments thérapeutiques. Demandez au boucher de couper en deux les os les plus gros afin de pouvoir récupérer la moelle après cuisson. Placez les ingrédients dans une grande marmite remplie d'eau, ajoutez en début de cuisson du sel naturel ainsi qu'une cuillère à café de poivre grossièrement moulu. Faites bouillir, couvrez et laissez cuire à feu doux pendant deux heures et demi à trois heures.

Procédez de la même manière pour les bouillons de poisson que vous réaliserez à partir de poissons entiers ou de carcasses, têtes et nageoires de poisson.

Une fois la cuisson terminée, retirez les os et la viande et filtrez le bouillon afin d'en retirer les petits os (ou les arêtes) ainsi que les grains de poivre. Détachez tous les tissus mous des os afin de les inclure dans des soupes, ou proposez à votre patient de les manger directement sur les os. Détachez tous les tissus des arêtes et des têtes de poisson, et mettez-les de côté pour les incorporer plus tard à vos soupes.

Extrayez la moelle des os les plus gros : pour cela, frappez-les sur une grosse planche à découper en bois. Les tissus mous gélatineux autour des os ainsi que la moelle constituent l'un des meilleurs remèdes pour la paroi intestinale et le système immunitaire ; votre patient devrait en consommer à chaque repas.

Continuez à donner à votre patient du bouillon de viande chaud à boire toute la journée avec ses repas et entre les repas. N'utilisez pas de micro-ondes pour réchauffer le bouillon, utilisez une cuisinière conventionnelle (les micro-ondes détruisent les aliments). Il est indispensable que le patient consomme toute la graisse contenue dans les bouillons et sur les os, car celle-ci est indispensable au processus de guérison.

Ajoutez des aliments probiotiques dans chaque tasse de bouillon (les détails sur l'introduction des aliments probiotiques suivent).

Les bouillons de viande et de poisson se conservent bien pendant au moins 8 jours au réfrigérateur ou peuvent être congelés.

Soupes à base de bouillon de viande ou de poisson maison

Inspirez-vous des recettes proposées dans la section recettes du livre cité plus bas. Nous allons aborder dans cette partie différents aspects du régime d'introduction. Faites bouillir une partie du bouillon de viande, ajoutez des légumes hachés ou émincés tels que carotte, oignon, brocoli, poireau, chou-fleur, courgette, courge, potiron, etc. et laissez mijoter pendant environ une demi-heure. Vous pouvez utiliser n'importe quelle combinaison de légumes en évitant les plus fibreux tels que choux et céleri. Retirez les parties fibreuses des légumes, en particulier la peau et les graines du potiron et des courges, la queue du brocoli et du chou-fleur, et toute autre partie semblant trop fibreuse. Cuisez bien les légumes jusqu'à ce qu'ils soient vraiment tendres, puis ajoutez une ou deux cuillères à soupe d'ail, faites bouillir et éteignez le feu. Donnez cette soupe à votre patient avec la moelle, la viande et les autres tissus mous détachés des os. Vous pouvez mixer la soupe avec un mixeur ou la servir telle quelle. Ajoutez un aliment probiotique dans chaque bol de soupe (les aliments probiotiques sont abordés plus loin). Votre patient consommera ces soupes avec la viande bouillie et autres tissus mous aussi souvent qu'il le souhaitera au fil de la journée.

Aliments probiotiques

Ces aliments doivent être introduits dès le début, sous la forme de produits laitiers ou végétaux. Afin d'éviter toute réaction, introduisez-les progressivement, à raison d'une ou deux cuillères à café pendant deux à cinq jours, puis trois ou quatre cuillères pendant encore deux à cinq jours, jusqu'à ce que vous puissiez en ajouter plusieurs cuillères dans chaque bol de bouillon ou de soupe.

Commencez par ajouter le jus de vos choucroutes, légumes fermentés ou mélanges de fruits maison (voir la partie consacrée aux recettes) dans les bols de bouillon de viande (n'ajoutez pas les légumes proprement dits, trop fibreux). Ces jus aideront à relancer la production de sucs gastriques. Veillez à ce que les aliments dans lesquels vous les incorporez ne soient pas trop chauds afin d'éviter que les bactéries ne soient détruites. De mon expérience, nombre de patients tolèrent bien dès le début le petit-lait et les yaourts maison bien fermentés, mais d'autres non.

Aussi, avant d'introduire les produits laitiers, faites le test de sensibilité. En l'absence de réaction vous pourrez essayer d'introduire un peu de petit-lait que vous obtiendrez en égouttant vos yaourts maison (l'égouttage permet d'éliminer une bonne partie des protéines laitières) : commencez par une cuillère à café de petit-lait que vous ajouterez dans les soupes ou les bouillons de viande. Après avoir ajouté une cuillère à café par jour pendant trois à cinq jours, passez à deux cuillères à café par jour et ainsi de suite jusqu'à ce que votre patient prenne une demi-tasse par jour de petit-lait avec ses repas.

À ce stade, essayez d'ajouter une cuillère à café par jour de yaourt maison (non égoutté), en augmentant progressivement la quantité quotidienne. Après le yaourt, introduisez du kéfir maison, beaucoup plus agressif que le yaourt, et qui produira en général une réaction d'Heixheimer (en anglais : die-off) prononcée.

Cette réaction arrive lorsque les bactéries pathogènes, les virus ou les champignons du système digestif meurent et libèrent des toxines. Cette augmentation de la toxicité peut produire des réactions provoquant de la fatigue, une pâleur, un manque de tonus ou toute autre aggravation des symptômes. C'est une réaction provisoire qui dure habituellement quelques jours à quelques semaines, suivant la personne.

C'est la raison pour laquelle je conseille d'essayer le yaourt avant le kéfir. Si le patient ne réagit pas au yaourt, vous pourrez introduire le kéfir presque dès le début.

Infusions de gingembre, de menthe ou de camomille avec un peu de miel entre les repas. Tout le monde sait comment préparer un thé à la menthe ou une camomille. Pour préparer un thé au gingembre, râpez un morceau de gingembre frais (environ une cuillère à café) dans votre théière, versez un peu d'eau bouillante, couvrez et laissez infuser pendant trois à cinq minutes. Filtrez ensuite avec une petite passoire.

Dans les cas de diarrhée aiguë, évitez les légumes. Faites boire au patient des bouillons de viande chauds accompagnés d'aliments probiotiques (petit-lait ou yogourts de préférence), des viandes gélatineuses bien cuites (celles avec lesquelles vous préparez vos bouillons de viande) et introduisez progressivement, le cas échéant, des jaunes d'œufs crus. Evitez les légumes jusqu'à ce que la diarrhée commence à s'atténuer. Les fibres étant proscrites tant que la paroi intestinale est très enflammée, n'hésitez pas à attendre avant de réintroduire les légumes (même très cuits).

ETAPE 2

Continuez de donner au patient des soupes contenant de la moelle, de la viande ou du poisson bouilli ainsi que les tissus mous détachés des os (en particulier les parties gélatineuses et grasses), ainsi que beaucoup de bouillon de viande et d'infusions de gingembre. Continuez également d'ajouter des aliments probiotiques dans chaque bol de soupe : jus de choucroute, de légumes fermentés ou de mélanges de légumes, et/ou petit-lait/yoghourt maison (si bien toléré).

Introduisez des jaunes d'œufs biologiques crus. Il est conseillé d'ajouter un jaune d'œuf cru dans chaque bol de soupe ou tasse de bouillon de viande. Commencez par un jaune d'œuf par jour avant de passer progressivement à un jaune d'œuf par bol de soupe. Si les jaunes d'œuf sont bien tolérés, incorporez aux soupes des oeufs entiers légèrement cuits (blanc cuit et jaune encore liquide).

En cas de suspicion d'allergie aux oeufs, procédez initialement au test de sensibilité. Le nombre de jaunes d'œuf par jour n'est pas limité, car rapidement absorbés sans quasiment le moindre effort de digestion, ils constitueront pour le patient une excellente source de nutriments dont il a vraiment besoin. Procurez-vous des œufs offrant toutes les garanties de qualité : frais, biologiques et issus de poules en liberté.

Ajoutez des ragoûts et cassolettes de viandes et de légumes. Evitez pour commencer les épices et contentez-vous d'un assaisonnement à base de sel et d'herbes fraîches (prenez en guise d'exemple la recette de cassolette italienne présentée dans le livre cité plus bas). La teneur en graisses de ces viandes doit être assez élevée : plus votre patient consommera de graisses animales fraîches plus il récupérera rapidement. N'oubliez pas d'incorporer systématiquement des aliments probiotiques au moment de servir.

Si vous avez commencé à en introduire, augmentez la quantité quotidienne de yogourt ou de kéfir maison. Augmentez également la quantité de jus de choucroute, de légumes fermentés ou de mélange de légumes.

Introduisez le poisson fermenté, en commençant par un morceau par jour et en augmentant progressivement les doses (voir la section consacrée aux recettes dans le livre cité plus bas).

Introduisez du ghee maison, en commençant par une cuillère à café par jour et en augmentant progressivement les doses.

ETAPE 3

Poursuivez avec les aliments qui précèdent.

Introduisez de l'avocat écrasé, bien mûr, dans les soupes, en commençant par une à trois cuillères à café et en augmentant progressivement les quantités.

Servez des crêpes, à raison d'une par jour pour commencer avant d'augmenter progressivement les quantités. Ces crêpes seront réalisées avec les ingrédients suivants : 1) purée d’oléagineux (amande, noix, arachides, etc.) ; 2) œufs ; 3) un morceau de courge ou de courgette fraîche (pelée, épépinée et bien mixée dans un robot ménager). Faites légèrement frire ces crêpes dans du ghee, ou de la graisse d'oie ou de canard en veillant à ne pas les laisser brûler.

Préparez également des oeufs au plat ou brouillés avec beaucoup de ghee ou de graisse d'oie ou de canard, et servez avec de l'avocat (s'il est bien toléré) et des légumes cuits. L'oignon cuit est particulièrement bénéfique pour le système digestif et le système immunitaire : faites fondre trois cuillères à soupe de graisse de canard ou de ghee dans la poêle, émincez un gros oignon blanc et laissez cuire 20 à 30 minutes à petit feu jusqu'à ce que l'oignon devienne tendre, sucré et transparent.

Introduisez la choucroute et les légumes fermentés (dont le patient consomme le jus depuis déjà un moment). Commencez par de petites quantités en passant progressivement à une ou deux cuillères à soupe de choucroute ou de légumes fermentés à chaque repas.

ETAPE 4

Maintenez les aliments précédents.

Introduisez progressivement les viandes rôties et grillées (mais ni cuites au barbecue ni frites) en évitant les morceaux brûlés ou trop grillés. Servez avec des légumes cuits et de la choucroute (ou tout autre légume fermenté).

Commencez à introduire dans les plats de l'huile d'olive pressée à froid, en commençant par quelques gouttes avant de passer progressivement à une ou deux cuillères à soupe par repas.

Introduisez les jus de fruits et de légumes fraîchement pressés, en commençant par quelques cuillères de jus de carotte. Veillez à ce que le jus soit clair et bien filtré. Faites-le boire à votre patient lentement ou dilué avec de l'eau chaude, ou mélangé à des yaourts maison. Si le patient le tolère bien, passez progressivement à un verre par jour. Une fois ce verre quotidien bien toléré, additionnez-le de jus de céleri, de salade, et de feuilles de menthe fraîche. Le patient boira ce jus à jeun, par exemple au lever ainsi qu'en milieu d'après-midi.

Essayer de préparer du pain avec des amandes ou autres oléagineux et graines finement moulues sous forme de farine. La recette de base (que vous trouverez dans la section recettes du livre cité plus bas) ne nécessite que quatre ingrédients : 1) de la farine d'amande ; 2) des œufs ; 3) un morceau de potiron, de courge ou de courgette (pelée, épépiné et finement émincé) ; 4) une matière grasse naturelle (ghee, beurre, graisse d'oie ou de canard) ainsi qu'un peu de sel à votre convenance. Le patient commencera par un petit morceau de ce pain par jour avant de passer progressivement à des quantités plus importantes.

ETAPE 5

Si l'alimentation qui précède est bien tolérée, essayez d'introduire des pommes cuites en compote : pelez des pommes bien mûres, retirez le cœur, et faites-les mijoter avec un peu d'eau jusqu'à ce qu'elles soient tendres. Ajoutez ensuite un peu de ghee et mixez à la manière d'une purée. Si vous n'avez pas encore introduit le ghee, ajoutez de la graisse de canard ou d'oie. Commencez par quelques cuillères par jour et observez les éventuelles réactions avant d'augmenter progressivement les quantités.

Introduisez les crudités en commençant par la partie la plus tendre de feuilles de salade et du concombre pelé. Observez les selles de votre patient. Commencez une fois de plus par de petites quantités avant de les augmenter progressivement si ces aliments sont bien digérés. Une fois ces deux légumes bien tolérés, introduisez progressivement d'autres légumes crus : carottes, tomates, oignons, chou, etc.

Si vos jus de carotte, céleri, laitue et feuilles de menthe sont bien tolérés, commencez à y incorporer des fruits : pommes, ananas et mangue. Évitez pour l'instant les agrumes.

ETAPE 6

Si tous les aliments qui précèdent sont bien tolérés, essayez la pomme crue préalablement pelée, puis progressivement d'autres fruits crus et un peu plus de miel.

Introduisez progressivement pâtisseries et autres aliments sucrés autorisés en sucrant vos pâtisseries avec des fruits secs.

Comme indiqué plus haut, le régime d'introduction sera maintenu plus ou moins longtemps selon l'évolution des selles du patient : attendez que les diarrhées s'atténuent avant de passer à l'étape suivante. Vous pourrez être amené à différer l'introduction de certains aliments en fonction des sensibilités particulières de votre patient. Veillez à maintenir soupes et bouillons au moins une fois par jour à l'issue du régime d'introduction.

Une fois franchies les six étapes du régime d'introduction et les selles à peu près normalisées, vous pouvez aborder le régime GAPS global.